Je suis triste à Noël

Par Françoise Drézen

Le 21 décembre 2019

Le Temps des Fêtes de fin d’année, comme son nom l’indique, est une période festive de l’année. Nous célébrons Noël selon différents rituels religieux et/ou culturels ainsi que le passage à une nouvelle année. C’est le temps des rassemblements en famille et avec nos communautés, autour d’une bonne table le plus souvent et, idéalement, dans la joie et la bonne humeur. Sauf que… nous n’avons pas toujours le cœur à fêter. La vie étant ce qu’elle est, nous vivons tous des épreuves. Et ces dernières ne choisissent pas forcément le meilleur moment pour nous! Donc, il arrive que nous soyons contrariés, frustrés, tristes ou vulnérables durant les Fêtes, en raison d’un problème au travail, d’un conflit relationnel, d’un deuil, d’un ennui financier, d’une maladie, d’un accident… bref, nommez-en!

Alors, quoi faire? Notre cœur est lourd et nous ne pouvons pas nous forcer à être heureux. Enfin, oui, nous allons essayer pour donner le change, pour nous montrer forts, pour ne pas déranger les autres avec nos problèmes. Mais au bout du compte, serons-nous bien et satisfaits de notre soirée en jouant ce rôle? Hummm… peut-être. Pour un moment. Car, en agissant ainsi, nous ne sommes pas authentiques envers nous-mêmes, et nous ne pouvons pas recevoir de réconfort puisque nous sommes coupés de nos réelles émotions. Bon, je ne vous dis pas d’arriver chez votre belle-mère les bras plein de boîtes de mouchoirs et de commencer à brailler votre vie! Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de faire. Mais encore là, tout dépend des circonstances.

Pour prendre soin de vous, peu importe ce que vous traversez en ce moment de difficile, je vous invite à prendre le temps de nommer ou mieux, d’écrire, juste pour vous et sans retenue, ce que vous ressentez à l’intérieur de vous. Si la colère, la frustration ou les larmes montent, laissez-les aller. C’est LE moment de leur faire une place. Puis, prenez deux grandes respirations, et exprimez à haute voix comment vous vous sentez. Cela vous aidera à préciser ce qui vous fait souffrir et à vous sentir mieux préparer pour en parler, ou non. Attention ici, faites preuve de discernement pour savoir à qui et à quel moment!!

Personnellement, je crois profondément en la vertu de la parole qui libère. Alors, si vous vous sentez tristes en ce moment parce que vous êtes seules et que vous aimeriez avoir quelqu’un dans votre vie, dites-le. Si vous êtes en deuil ou si l’absence d’un être cher vous pèse, dites-le. Non pas pour mettre tout le monde mal à l’aise, ni faire pitié, mais pour partager votre vérité. Vous verrez, quand on dit qu’on vit une période difficile, on reçoit inévitablement de la sympathie de la part des autres. Et ça vaut aussi, voire davantage, durant les Fêtes.

Je vous souhaite de tout cœur, de ne pas vous isoler avec votre tristesse, mais au contraire de lui faire une petite place en la nommant pour pouvoir par la suite, goûter aux joies des célébrations de Noël et du jour de l’an, le cœur un peu plus léger!

Chaleureusement,
Françoise

 

 

 

Je suis triste à Noël