Tout se joue à son rythme!

Tout se joue à son rythme!

Vous connaissez certainement les expressions bien accrocheuses «Tout se joue avant 6 ans» ou encore «Tout se joue avant 8 heures»? Et bien, moi, elles ne font pas juste m’accrocher, elles me déclenchent! Quoi? si avant 6 ans, je n’ai pas acquis telle aptitude ou bénéficié de tel soin, ma vie est foutue? Idem, une fois adulte, si je n’ai pas pris du temps pour moi avant 8 heures du matin, pour mes exercices physiques et spirituels, ma journée est foutue?? Bien sûr que non! Il y a des principes là-dedans que je comprends bien mais ce qui me fâche (d’où mon ton sarcastique), ce sont les phrases toutes faites, limite culpabilisantes. Et j’avoue que le rythme de vie est un sujet sensible pour moi qui, vous l’aurez deviné, ai un rythme plutôt lent et plutôt du soir.

C’est pourquoi, il m’arrive de me sentir à contre-courant dans notre monde occidental qui non seulement carbure mais valorise la haute vitesse (heu… hormis sur les routes) et l’instantanéité. C’est bien simple, il faut tout faire vite et tout comprendre vite. Pas le temps pour bien faire les choses et pas le temps pour se poser trop de questions, on avance et c’est ça qui compte! Mais vous savez, on peut aussi prendre la voie de droite et avancer lentement 🙂 On arrivera après certaines personnes, et puis? En fait, ce qui est difficile, et qui peut parfois demander une démarche thérapeutique, c’est d’accepter son propre rythme, sans se juger et sans donner trop d’importance aux jugements des autres.

Un jour, j’ai entendu le chanteur Michel Fugain dire qu’il était un tardif !?! Je ne me souviens plus à quel propos, mais ça m’a fait du bien de l’entendre. Ses mots ont raisonné en moi en m’apportant de l’espoir et même du réconfort. Car oui, faire les choses à son rythme, c’est se respecter et apprendre pour qui et pourquoi on les fait 🙂 C’est un discours que l’on entend peu. Les modèles de tardifs sont assez discrets, disons!! Et pour cause! Dans notre monde dit moderne, ce n’est pas très «glamour»  de penser au temps qui passe et qui ne repassera pas car, inévitablement, c’est penser à notre «finitude» ; idée avec laquelle nous ne sommes pas, pour la plupart d’entre nous, complètement à l’aise.

Accepter que nous n’aurons pas le temps de tout voir et de tout faire (décidément, Michel Fugain m’habite!) demande un réel lâcher-prise pour nous permettre de grandir en sagesse. Ainsi, nous serons en mesure de poser les bons gestes et faire les bons choix.

En vivant à votre propre rythme, qu’il soit rapide ou tranquille, vous apprécierez davantage le moment présent puisque vous serez sur votre voie à vous. C’est toute la grâce que je vous souhaite!

A bientôt,
Françoise

 

Je suis triste à Noël

Je suis triste à Noël

Le Temps des Fêtes de fin d’année, comme son nom l’indique, est une période festive de l’année. Nous célébrons Noël selon différents rituels religieux et/ou culturels ainsi que le passage à une nouvelle année. C’est le temps des rassemblements en famille et avec nos communautés, autour d’une bonne table le plus souvent et, idéalement, dans la joie et la bonne humeur. Sauf que… nous n’avons pas toujours le cœur à fêter. La vie étant ce qu’elle est, nous vivons tous des épreuves. Et ces dernières ne choisissent pas forcément le meilleur moment pour nous! Donc, il arrive que nous soyons contrariés, frustrés, tristes ou vulnérables durant les Fêtes, en raison d’un problème au travail, d’un conflit relationnel, d’un deuil, d’un ennui financier, d’une maladie, d’un accident… bref, nommez-en!

Alors, quoi faire? Notre cœur est lourd et nous ne pouvons pas nous forcer à être heureux. Enfin, oui, nous allons essayer pour donner le change, pour nous montrer forts, pour ne pas déranger les autres avec nos problèmes. Mais au bout du compte, serons-nous bien et satisfaits de notre soirée en jouant ce rôle? Hummm… peut-être. Pour un moment. Car, en agissant ainsi, nous ne sommes pas authentiques envers nous-mêmes, et nous ne pouvons pas recevoir de réconfort puisque nous sommes coupés de nos réelles émotions. Bon, je ne vous dis pas d’arriver chez votre belle-mère les bras plein de boîtes de mouchoirs et de commencer à brailler votre vie! Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de faire. Mais encore là, tout dépend des circonstances.

Pour prendre soin de vous, peu importe ce que vous traversez en ce moment de difficile, je vous invite à prendre le temps de nommer ou mieux, d’écrire, juste pour vous et sans retenue, ce que vous ressentez à l’intérieur de vous. Si la colère, la frustration ou les larmes montent, laissez-les aller. C’est LE moment de leur faire une place. Puis, prenez deux grandes respirations, et exprimez à haute voix comment vous vous sentez. Cela vous aidera à préciser ce qui vous fait souffrir et à vous sentir mieux préparer pour en parler, ou non. Attention ici, faites preuve de discernement pour savoir à qui et à quel moment!!

Personnellement, je crois profondément en la vertu de la parole qui libère. Alors, si vous vous sentez tristes en ce moment parce que vous êtes seules et que vous aimeriez avoir quelqu’un dans votre vie, dites-le. Si vous êtes en deuil ou si l’absence d’un être cher vous pèse, dites-le. Non pas pour mettre tout le monde mal à l’aise, ni faire pitié, mais pour partager votre vérité. Vous verrez, quand on dit qu’on vit une période difficile, on reçoit inévitablement de la sympathie de la part des autres. Et ça vaut aussi, voire davantage, durant les Fêtes.

Je vous souhaite de tout cœur, de ne pas vous isoler avec votre tristesse, mais au contraire de lui faire une petite place en la nommant pour pouvoir par la suite, goûter aux joies des célébrations de Noël et du jour de l’an, le cœur un peu plus léger!

Chaleureusement,
Françoise

 

 

 

Décembre est bien là!

Décembre est bien là!

Le Temps des Fêtes de fin d’année est une période de réjouissances pour beaucoup d’entre nous, mais elle vient aussi avec son lot de stress. Je ne vous apprends rien! Car, oui, nous voulons bien faire les choses : recevoir et rendre visite à la famille, voir les amis, célébrer Noël dans la joie, offrir de jolis cadeaux qui feront le bonheur de nos proches, préparer de succulents repas, se rappeler et se créer de beaux souvenirs, s’amuser, sortir et se reposer! Tout un programme, vous ne trouvez pas?

Alors, nous nous mettons inévitablement beaucoup de pression pour être de bonne humeur et à la hauteur. A la hauteur de quoi, au juste?? De nos propres attentes? De notre perfectionnisme? heummm…. Je vous laisse y penser.

Durant ce mois de décembre, dans un monde qui va déjà vite, le temps s’accélère alors que les journées manquent de lumière et nous, d’énergie. Et pourtant, nous nous mettons à galoper dans tous les sens pour être sûrs d’arriver à temps et bien préparés à Noël. Comme si la fin du monde était proche! J’ai une bonne nouvelle pour vous 🙂 Ce n’est QUE la fin de l’année!! Relativisons donc un peu, sourions et n’oublions pas de respirer.

Néanmoins, pour bien vous préparer, que vous receviez ou non, je vous propose un truc infaillible pour retrouver un peu de ZEN durant le mois de décembre : accordez-vous un moment de solitude pour aller voir une exposition d’art, par exemple, et laissez-vous toucher par la beauté, le talent, le mystère, le génie créatif des artistes. Ainsi, non seulement, vous vivrez une expérience que je vous souhaite enrichissante, mais vous aurez posé un geste d’amour envers vous-même en vous offrant un moment de calme. Puisqu’avant de s’occuper de tout et de tout le monde, il est essentiel de s’occuper de soi!

C’est ce que j’ai fait samedi dernier en allant à l’Espace culturel à côté de chez moi. Il était temps car l’exposition en cours se terminait le lendemain et je ne peux pas croire que je serais passée à côté de ces tableaux si extraordinaires et émouvants. Merci Marie Claude Duval, artiste en Art visuel.

 

 

Pour cette période des Fêtes, je vous encourage à nourrir votre irrationnel et faire de la place à l’émerveillement. Ainsi, la magie de Noël pourra exister car vous lui aurez faite de la place dans votre cœur!

Chaleureusement,

Françoise