Et bye bye 2020 !!

Et nous voici en 2021! ENFIN… (avec un gros soupir de soulagement). Comme si le pire était derrière nous et que la lumière, si minuscule soit-elle, commençait à poindre à l’horizon en apportant une lueur d’espoir. Et de l’espoir et de la confiance en l’avenir, nous en avons et en aurons cruellement besoin! Que dire de cette année 2020, sinon qu’elle aura été, à bien des égards, exceptionnelle, exigeante et énergivore. Nous avons connu une pandémie qui nous a fait vivre bien des peurs, des inquiétudes, des pertes, des désarrois, des questionnements, des deuils, des remises en question… Et surtout, nous avons dû nous adapter à une nouvelle réalité, celle du confinement et de ses conséquences sur nos activités professionnelles, sportives, artistiques, culturelles et sur nos relations familiales et sociales. Bref, tout notre mode de vie s’est vu chamboulé et nous pouvons nous sentir perdus et avoir de la difficulté à avancer dans ce brouillard…

Ici, j’avais envie de vous partager un extrait du livre de Michèle Roberge, Tant d’hiver au cœur du changement, pour mettre des mots et un peu de poésie sur cette éprouvante période que l’on peut associer à l’hiver. Je vous invite à lire ces lignes à haute voix, en prenant votre temps pour bien ressentir la puissance des mots.

Maudit hiver… Maudite errance! Tant de temps perdu à ne plus savoir comment faire : vide, entre-deux, flou, inconfort, indécision, stagnation, doute, hésitation, brouillard, incertitude… Temps vide, temps perdu… Maudite errance! En finir au plus vite… en sortir… enfin!
Pourquoi un tel hommage à l’hiver, au temps d’arrêt, à l’essentielle errance? Saison maudite ou saison mal aimée? Saison méprisable ou méprisée? Saison méconnue? Saison à découvrir? Saison à apprivoiser.

C’est cet apprivoisement des jours plus sombres que je vous souhaite, afin d’y mettre un peu de couleur, votre couleur! Concrètement, comment s’y prendre? Et bien, tout simplement, en donnant de l’importance aux petites choses du quotidien qui vous font du bien. Évidemment, le brouillard ne s’en ira pas comme par magie, mais il devrait être un peu moins épais. En effet, je crois profondément que c’est dans les choix que je fais, que se loge mon bien-être et de ce fait, celui des gens autour de moi 🙂

Par exemple, lors de mon magasinage au centre d’achat, si je veux prendre une pause-café et que je me rends compte qu’il n’est plus permis de s’asseoir nulle part, même dans la section de restauration, je me mets à maugréer et à chialer, je donne de l’importance à ma frustration et j’entretiens ainsi des énergies négatives. Par contre, si je prends le temps d’écouter ma frustration, sans la stimuler, elle deviendra tout naturellement, de la déception et là, je serai en mesure de trouver une alternative qui me satisfera. Comme (tranche de vie ;)) de savourer mon café et mon délicieux scone aux bleuets confortablement installée dans ma voiture, avec vue sur le majestueux fleuve St-Laurent, en pensant au service chaleureux que j’ai reçu au comptoir par une équipe souriante et dynamique! GRATITUDE!

Alors, en ce début de nouvelle année, pour ne pas dire nouvelle ère, je vous propose un exercice de réflexion qui vous aidera à mettre l’accent sur le positif parce que je suis convaincue que 2020 vous a apporté aussi de jolies surprises!

RÉFLEXION DE DÉBUT D’ANNÉE

  • Quels événements heureux ai-je vécus en 2020?
  • Quelles sont les bonnes nouvelles que je retiens?
  • Comment j’ai réussi à passer au travers de cette année?
  • Quelles ont été mes ressources intérieures et extérieures?
  • A quoi ou à qui je veux donner plus d’importance?
  • Qu’est-ce que je me souhaite pour 2021?
  • Quels sont mes souhaits pour mes proches et pour le monde?

 

J’espère de tout cœur que cet exercice vous permettra de mettre en lumière vos bonheurs, vos talents et vos priorités pour une nouvelle année qui vous ressemblera davantage.

Mes voeux les plus chaleureux à tous!

Françoise

 

 

Dur, dur, d’être zen!

Avez-vous remarqué comme il est plus facile d’être détendu quand on se sent bien à l’extérieur? Ni trop chaud, ni trop froid ; ni trop ensoleillé, ni trop nuageux; ni trop de monde, ni trop seul… Alors, si je vous disais qu’à l’intérieur de nous, c’est la même chose? Il est plus facile de ressentir un calme intérieur quand on se sent bien et en sécurité. Parfois, on a beau vouloir être zen, mais y’a rien à faire, on n’y arrive pas. Parce que nous venons d’apprendre une mauvaise nouvelle, parce que notre corps nous fait mal, parce que nos pensées s’affolent, parce que notre agenda déborde, parce que nous avons l’impression que rien ne fonctionne, parce que nos émotions nous envahissent, parce que, financièrement, on en arrache… bref, même si, globalement, ça ne va pas si mal, on a de la difficulté à être zen face aux aléas de notre vie.

Et comme les facteurs extérieurs influencent notre vie intérieure (et vice versa), il est indéniable qu’avec la crise mondiale que nous vivons depuis ce printemps, notre ‘zénitude’ est ébranlée.

 

Pour retrouver un certain calme intérieur, nous avons à faire un effort.

Même si cela peut paraître antinomique, s’occuper de notre bien-être intérieur exige, non seulement de la volonté, mais aussi des actions concrètes.

 

A vos crayons! A vos papiers!

Alors, si vous êtes préoccupés par la situation actuelle due au Corona virus, je vous invite à vous arrêter et à faire une liste par écrit de TOUTES vos inquiétudes, sans retenue ni censure. Tout ce qui vous passe par l’esprit, aussi ridicule que cela puisse paraître. Ce qui est important ici, c’est justement de faire de la place à vos peurs, qu’elles soient réelles, extravagantes ou infondées. Toujours commencer par «je suis inquiet(e) pour …» ou «j’ai peur de …» et restez attentif (ve) à ce qui se passe en vous pendant que vous écrivez.
Exemples : j’ai peur d’attraper le virus ; j’ai peur de ne plus revoir mes parents ; j’ai peur de ne plus pouvoir aller chez la coiffeuse ; j’ai peur que le monde entier soit contaminé ; je suis inquiète pour notre avenir ; etc..

Ensuite, vous découpez vos phrases pour en faire des petits papiers ou vous les recopiez sur des carrés de papier couleur que vous pourrez plier et mettre dans un joli pot. C’est le moment de laisser s’exprimer votre créativité! Puis, vous pigez un petit papier. Vous lisez à haute voix ce qui y est inscrit. Vous prenez le temps de respirer profondément et d’accueillir cette inquiétude/peur, avec bienveillance. Et là, vous la questionner :  »Qui es-tu? Que viens-tu faire ici? Qu’as-tu à me dire? ». Et vous la laisser vous répondre! C’est un exercice d’écoute de soi qui demande un peu de pratique, j’en conviens, mais si vous jouez le jeu, vous pourriez être surpris par vos propres réponses et vos prises de conscience. Si vous avez quelqu’un de confiance autour de vous qui aime les jeux de rôles, vous pourriez le faire ensemble, chacun son tour?

Bien-sur, je ne pense pas anéantir le virus de cette manière. Je m’en remets pour cela aux scientifiques et aux experts, tout en respectant les mesures sanitaires mises en place par nos gouvernements. Cependant, si physiquement, je suis en mesure d’agir pour éviter sa propagation, je le suis aussi émotionnellement. C’est-à-dire que pour éviter un sentiment d’envahissement, je me protège du Covid en posant des limites :

  • éviter la surconsommation d’informations
  • choisir mes sources d’informations
  • garder contact avec ma famille, mes proches, mes amis, mes collègues
  • rester concentré et motivé à mon travail
  • maintenir une bonne hygiène de vie
  • valoriser le beau et le bien autour de moi
  • pratiquer une activité artistique ou sportive qui me fait vibrer
  • vivre au jour le jour sans me projeter trop loin dans l’avenir
  • goûter pleinement aux petits et aux grands bonheurs du moment présent!

 

Ce que je vous souhaite surtout, avec ces exercices sur vos peurs et vos limites, c’est que vous soyez en mesure d’être un peu plus zen face aux bouleversements, tant physiques qu’émotionnels et spirituels, que cette pandémie nous fait tous vivre. Et n’hésitez pas à aller chercher de l’aide auprès de thérapeutes qualifiés en accompagnement et en soins de la personne.

A bientôt,
Françoise
https://francoisedrezen.com/

 

Douceur et apaisement pour la Fête des mères

Ce dimanche, au Québec, ce sera la Fête des mères et nombre d’entre vous recevront des cadeaux, des fleurs, des messages, des câlins, des dessins ou des bricolages de la part de vos enfants. Pour d’autres, ce sera une toute première Fête des mères avec leur nouveau bébé. Malgré la situation qui nous oblige à maintenir la distanciation sociale, je vous souhaite de tout cœur de partager un heureux moment en famille, chères mamans.

 

Cette dernière année a été éprouvante pour tout le monde, peu importe où on se trouve sur la planète ou ce que l’on fait dans la vie. Nos relations avec nos proches ont été terriblement affectées par la pandémie et les mesures sanitaires. Et malheureusement, des milliers de personnes sont décédées, parfois seules et dans des circonstances dramatiques. Nous avons tous lu ou entendu des témoignages déchirants sur la fin de vie de personnes âgées. Alors, je veux offrir ici ma plus profonde sympathie aux endeuillés qui ont perdu leur maman et qui n’ont pas pu leur dire un dernier au-revoir et vivre des funérailles comme ils l’auraient souhaité.

 

Et, bien-sûr, je veux offrir toute ma sensibilité à vous qui avez espéré être maman cette année ou être maman de nouveau, vous qui avez perdu un tout petit bébé, un enfant, et qui vivez une période douloureuse. Je sais combien la Fête des mères peut provoquer un profond malaise émotionnel. L’absence, le manque, l’éloignement (physique ou relationnel), sont ravivés durant cette période. Pour passer au travers, je vous invite à prendre soin de vous en faisant des choses que vous aimez et qui vous font du bien.  Vous pouvez aussi aller chercher du réconfort auprès d’une personne capable de vous recevoir dans votre vulnérabilité, sans vous juger. (Ça peut être votre animal de compagnie 😉 ). Si vous ressentez le besoin de rester tranquillement chez vous et de ne parler à personne, c’est correct aussi. La Vie étant ce qu’elle est, faisons confiance que des jours meilleurs viendront.

 

Bien affectueusement,
Françoise

Claudine Blier : Sur le chemin de Mathilda – Un pas à la fois –

 

Mathilda est une jeune femme qui assure! Elle travaille fort et elle aime ça. Très engagée dans son métier de psychologue, elle ne craint ni les défis, ni les difficultés. Ainsi, elle cumule différents mandats auprès de son ordre professionnel et au sein de son département à l’UQAM. Pour son équilibre et par goût de la performance, elle court pratiquement chaque matin. Un beau jour, son amoureux lui propose de partir avec son équipe pour un treck vers le Camp de base de l’Everest. Elle hésite (elle est bien occupée quand même!) mais pas tant… Et commence alors, une nouvelle aventure qui va la mener dans des paysages grandioses, à se dépasser, à accueillir ses limites physiques et mentales, et surtout à faire le plus grand des voyages, soit celui du voyage à l’intérieur de soi. Pour cela, elle aura l’appui de son conjoint et l’accompagnement bienveillant de J.F., guide de hautes montagnes aux multiples talents!

Je veux souligner ici le travail admirable de l’auteure, mon amie Claudine Blier, qui, par la qualité de son récit et la force des dialogues, nous livre un premier roman à la fois profond et très vivant. On embarque dans l’aventure avec bonheur. Bon, évidemment, j’ai un petit parti pris… mais c’est quand même la toute première fois qu’une de mes amies publie un livre!! Et j’ai vu de visu tout l’enthousiasme qu’elle mettait dans son projet. Je suis honorée d’avoir été témoin de ce processus de création qui s’est magnifiquement conclu au mois d’août dernier, lors du lancement du livre à Chambly (Qc).
Bravo Claudine et longue vie à Mathilda!

https://martinecarignan.com/products/sur-le-chemin-de-matilda

* photo Anne McCready

 

Un printemps complètement flou

Dans mon dernier article, je vous parlais de notre mode de vie trépidant et de l’importance d’apprivoiser notre propre rythme. Et bien, on peut dire qu’en quatre semaines, nous avons pris la file de droite pour laisser passer un dangereux bolide du nom de COVID-19! Et nous voilà, tous, d’un continent à l’autre, dans le champs ( pour ne pas dire dans le même bateau! ) pour le laisser passer et faire de la place aux services de santé publique.

Pour la grande majorité d’entre nous, cette pandémie vient bousculer de façon drastique notre quotidien, et ce, à tous les niveaux : travail, couple, famille, maison, école, loisirs, relations familiales et amicales, finances, vacances, santé, projets, etc… Toutes des situations nouvelles qui demandent beaucoup d’adaptation et exigent de nombreux renoncements, autant pour le personnel soignant, les commerçants, les dirigeants gouvernementaux, les entrepreneurs, les agriculteurs, les journalistes que pour nous, simples citoyens consommateurs.

Alors, en ces temps difficiles, je veux tout d’abord, vous offrir toute ma sensibilité pour ce que vous pouvez vivre de dérangeant émotionnellement. Je sais combien il est difficile de rester zen dans cette turbidité. Peut-être vous sentez-vous, comme moi, oppressée avec une sensation de manquer d’air et une envie de pleurer? Ou alors, votre peur vous conduit vers des scénarios catastrophiques? Ou encore, vous passez votre temps à essayer de comprendre et d’analyser tout ce qui se passe? Ou bien encore, vous minimisez la situation et faites comme si ce n’était pas si grave ; vous vous réfugiez dans le blâme, dans une expression artistique ou sportive ou encore dans une démarche spirituelle… Bref, chacun d’entre nous réagit à sa façon face à cet inconnu. Et c’est correct. Nous reproduisons des comportements souvent défensifs avec les moyens que nous avons à portée de main.

Aujourd’hui, et en toute humilité, je veux vous montrer qu’en vous observant, vous allez être en mesure de prendre conscience de votre fonctionnement et, de ce fait, de mieux vous comprendre.

Vous savez, en temps de crise, c’est tout à fait normal de ressentir de l’inquiétude, de la peur, de l’anxiété, de la tristesse, de la frustration, de la colère, de la confusion. Pour éviter de vous laisser submerger par ce chaos intérieur qui pourrait vous conduire à des états ou des actions inappropriées (isolement, dépression, violence, consommation excessive de nourriture, d’alcool, de drogues, de TV, de jeux), je vous propose un petit exercice.

Avant de commencer, je vous demande de vous munir d’un cahier et d’un crayon. Maintenant, je vous invite à vous asseoir confortablement, à fermer les yeux et à prendre 3 grandes respirations et à observer ce qui se passe dans votre corps. Peut-être aurez-vous besoin de plus de respirations pour vous déposer. Prenez le temps qu’il vous faut; rien ne presse! Une fois que vous vous sentez apaisé, ouvrez les yeux et, calmement, prenez votre cahier et répondez aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que je trouve difficile ou qui m’inquiète en ce moment?
    (écrivez-tout ce qui vous vient à l’esprit sans juger ou essayer de comprendre)
  • De quoi ai-je le plus peur?
  • Qu’est-ce qui me manque?
  • De quoi ou de qui, j’aurais besoin?
  • Comment je peux m’en occuper?
  • Dans ma vie quotidienne, quels gestes je m’engage à poser pour ma santé et celle de mes proches?

J’espère de tout cœur que cet exercice vous permettra de faire appel à vos ressources intérieures et à répondre adéquatement à vos réels besoins affectifs et émotionnels : être rassuré, sécurisé, réconforté, relié, aimé…

Idéalement, je souhaiterais que vous ayez quelqu’un de confiance proche de vous, à qui partager votre vécu ; quelqu’un qui saura simplement être présent, à votre écoute, sans jugement et sans conseil, juste le cœur et les oreilles grands ouverts! Car je crois profondément en la vertu de la parole qui libère et qui nous permet de rester en contact avec la réalité, dans le moment présent.

En terminant, et sur une note plus légère, je vous demande quelle est la chanson qui vous met à tout coup, de bonne humeur et qui vous donne envie de danser?  Je vous recommande fortement de la faire jouer, de chanter et de bouger sans aucune restriction!!! Parce que durant le confinement, il ne faut surtout pas oublier d’avoir du plaisir !!! 🙂

Prenez grand soin de vous – Respectez les consignes de vos dirigeants – Soyez bienveillant envers vous et vos proches – Faites au moins une activité agréable par jour – Soyez créatifs – Restez en contact avec votre famille et vos amis
♥  Gardez confiance et espoir  ♥

A bientôt,
Françoise
https://francoisedrezen.com/

Quelques liens utiles:
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/
https://www.citrac.ca/fr/
https://therapiequebecandc.ca/

Tout se joue à son rythme!

Vous connaissez certainement les expressions bien accrocheuses «Tout se joue avant 6 ans» ou encore «Tout se joue avant 8 heures»? Et bien, moi, elles ne font pas juste m’accrocher, elles me déclenchent! Quoi? si avant 6 ans, je n’ai pas acquis telle aptitude ou bénéficié de tel soin, ma vie est foutue? Idem, une fois adulte, si je n’ai pas pris du temps pour moi avant 8 heures du matin, pour mes exercices physiques et spirituels, ma journée est foutue?? Bien sûr que non! Il y a des principes là-dedans que je comprends bien mais ce qui me fâche (d’où mon ton sarcastique), ce sont les phrases toutes faites, limite culpabilisantes. Et j’avoue que le rythme de vie est un sujet sensible pour moi qui, vous l’aurez deviné, ai un rythme plutôt lent et plutôt du soir.

C’est pourquoi, il m’arrive de me sentir à contre-courant dans notre monde occidental qui non seulement carbure mais valorise la haute vitesse (heu… hormis sur les routes) et l’instantanéité. C’est bien simple, il faut tout faire vite et tout comprendre vite. Pas le temps pour bien faire les choses et pas le temps pour se poser trop de questions, on avance et c’est ça qui compte! Mais vous savez, on peut aussi prendre la voie de droite et avancer lentement 🙂 On arrivera après certaines personnes, et puis? En fait, ce qui est difficile, et qui peut parfois demander une démarche thérapeutique, c’est d’accepter son propre rythme, sans se juger et sans donner trop d’importance aux jugements des autres.

Un jour, j’ai entendu le chanteur Michel Fugain dire qu’il était un tardif !?! Je ne me souviens plus à quel propos, mais ça m’a fait du bien de l’entendre. Ses mots ont raisonné en moi en m’apportant de l’espoir et même du réconfort. Car oui, faire les choses à son rythme, c’est se respecter et apprendre pour qui et pourquoi on les fait 🙂 C’est un discours que l’on entend peu. Les modèles de tardifs sont assez discrets, disons!! Et pour cause! Dans notre monde dit moderne, ce n’est pas très «glamour»  de penser au temps qui passe et qui ne repassera pas car, inévitablement, c’est penser à notre «finitude» ; idée avec laquelle nous ne sommes pas, pour la plupart d’entre nous, complètement à l’aise.

Accepter que nous n’aurons pas le temps de tout voir et de tout faire (décidément, Michel Fugain m’habite!) demande un réel lâcher-prise pour nous permettre de grandir en sagesse. Ainsi, nous serons en mesure de poser les bons gestes et faire les bons choix.

En vivant à votre propre rythme, qu’il soit rapide ou tranquille, vous apprécierez davantage le moment présent puisque vous serez sur votre voie à vous. C’est toute la grâce que je vous souhaite!

A bientôt,
Françoise

 

Vers de nouveaux horizons

Le mois de janvier, pour moi, est toujours signe de renouveau, d’ouverture et aussi l’occasion de faire une revue personnelle de l’année écoulée. Non pas pour me taper dessus en faisant la liste de TOUT ce que je n’ai pas fait, mais plutôt pour m’accueillir avec bienveillance. Est-ce que je suis là où je devrais? Est-ce que je fais ce que je devrais? Est-ce que je suis la personne que je souhaite être? Ou est-ce que je me suis perdue de vue? Auquel cas, j’ai des ajustements à apporter dans mes priorités! Attention, il ne s’agit pas ici de questions existentielles ou de partir sur une dissertation de philosophie! quoique… pourquoi, pas?

Personnellement, j’aime prendre ce temps pour mieux m’enligner pour les prochains mois. Alors, ce que je vous propose, si vous voulez vous préparer pour l’année 2020, et si le cœur vous en dit, c’est de répondre aux questions ci-dessous. Mais, tout d’abord, je vous invite à vous asseoir confortablement, à fermer les yeux et à prendre 3 grandes respirations. Puis, laissez monter l’émotion, l’image ou le mot qui vous vient spontanément en pensant à l’année écoulée. Ouvrez les yeux et notez-le ou dessinez-le si vous préférez, et parlez-lui!! Pour lui dire ce qu’il vous a fait vivre de bon ou de moins bon, sans censure. Et ensuite faites-lui vos adieux, à votre manière! Merci et bye bye 2019!

 

RÉFLEXION DE DÉBUT D’ANNÉE

  • Quels sont les malaises, les contrariétés, les difficultés, que j’ai vécus en 2019? (maximum 5)
  • Quelles leçons ou quels enseignements puis-je en tirer?
  • Quelles sont les réalisations et les dépassements dont je suis fière? (ne vous limitez pas!!!)
  • Quels sont les événements, les rencontres, les moments qui m’ont apportés de la joie et du bonheur? (c’est le temps de nourrir votre cœur!)
  • A qui ou à quoi, j’ai envie de dire merci? (pas de limite pour la gratitude 🙂 )
  • Qu’est-ce qui a été pour moi le plus stressant en 2019 et comment je peux m’en occuper pour être plus zen en 2020?
  • Dans ma vie quotidienne, quel geste je m’engage à poser pour mon mieux-être?
  • Quand je regarde l’horizon dégagé à perte de vue, les pieds ballants au bout du quai, où mes rêves m’emmènent-ils? (laissez vous aller librement!)
  • En terminant, quelle tonalité ai-je envie de donner à 2020? Un mot, une couleur, un objet, un symbole, une photo… (soyez créatifs!)

 

J’espère que cet exercice vous permettra de prendre un moment de réflexion pour une nouvelle année qui vous ressemblera davantage.

Mes voeux les plus chaleureux à tous!

Françoise

Je suis triste à Noël

Le Temps des Fêtes de fin d’année, comme son nom l’indique, est une période festive de l’année. Nous célébrons Noël selon différents rituels religieux et/ou culturels ainsi que le passage à une nouvelle année. C’est le temps des rassemblements en famille et avec nos communautés, autour d’une bonne table le plus souvent et, idéalement, dans la joie et la bonne humeur. Sauf que… nous n’avons pas toujours le cœur à fêter. La vie étant ce qu’elle est, nous vivons tous des épreuves. Et ces dernières ne choisissent pas forcément le meilleur moment pour nous! Donc, il arrive que nous soyons contrariés, frustrés, tristes ou vulnérables durant les Fêtes, en raison d’un problème au travail, d’un conflit relationnel, d’un deuil, d’un ennui financier, d’une maladie, d’un accident… bref, nommez-en!

Alors, quoi faire? Notre cœur est lourd et nous ne pouvons pas nous forcer à être heureux. Enfin, oui, nous allons essayer pour donner le change, pour nous montrer forts, pour ne pas déranger les autres avec nos problèmes. Mais au bout du compte, serons-nous bien et satisfaits de notre soirée en jouant ce rôle? Hummm… peut-être. Pour un moment. Car, en agissant ainsi, nous ne sommes pas authentiques envers nous-mêmes, et nous ne pouvons pas recevoir de réconfort puisque nous sommes coupés de nos réelles émotions. Bon, je ne vous dis pas d’arriver chez votre belle-mère les bras plein de boîtes de mouchoirs et de commencer à brailler votre vie! Je ne pense pas que ce soit la meilleure façon de faire. Mais encore là, tout dépend des circonstances.

Pour prendre soin de vous, peu importe ce que vous traversez en ce moment de difficile, je vous invite à prendre le temps de nommer ou mieux, d’écrire, juste pour vous et sans retenue, ce que vous ressentez à l’intérieur de vous. Si la colère, la frustration ou les larmes montent, laissez-les aller. C’est LE moment de leur faire une place. Puis, prenez deux grandes respirations, et exprimez à haute voix comment vous vous sentez. Cela vous aidera à préciser ce qui vous fait souffrir et à vous sentir mieux préparer pour en parler, ou non. Attention ici, faites preuve de discernement pour savoir à qui et à quel moment!!

Personnellement, je crois profondément en la vertu de la parole qui libère. Alors, si vous vous sentez tristes en ce moment parce que vous êtes seules et que vous aimeriez avoir quelqu’un dans votre vie, dites-le. Si vous êtes en deuil ou si l’absence d’un être cher vous pèse, dites-le. Non pas pour mettre tout le monde mal à l’aise, ni faire pitié, mais pour partager votre vérité. Vous verrez, quand on dit qu’on vit une période difficile, on reçoit inévitablement de la sympathie de la part des autres. Et ça vaut aussi, voire davantage, durant les Fêtes.

Je vous souhaite de tout cœur, de ne pas vous isoler avec votre tristesse, mais au contraire de lui faire une petite place en la nommant pour pouvoir par la suite, goûter aux joies des célébrations de Noël et du jour de l’an, le cœur un peu plus léger!

Chaleureusement,
Françoise

 

 

 

Décembre est bien là!

Le Temps des Fêtes de fin d’année est une période de réjouissances pour beaucoup d’entre nous, mais elle vient aussi avec son lot de stress. Je ne vous apprends rien! Car, oui, nous voulons bien faire les choses : recevoir et rendre visite à la famille, voir les amis, célébrer Noël dans la joie, offrir de jolis cadeaux qui feront le bonheur de nos proches, préparer de succulents repas, se rappeler et se créer de beaux souvenirs, s’amuser, sortir et se reposer! Tout un programme, vous ne trouvez pas?

Alors, nous nous mettons inévitablement beaucoup de pression pour être de bonne humeur et à la hauteur. A la hauteur de quoi, au juste?? De nos propres attentes? De notre perfectionnisme? heummm…. Je vous laisse y penser.

Durant ce mois de décembre, dans un monde qui va déjà vite, le temps s’accélère alors que les journées manquent de lumière et nous, d’énergie. Et pourtant, nous nous mettons à galoper dans tous les sens pour être sûrs d’arriver à temps et bien préparés à Noël. Comme si la fin du monde était proche! J’ai une bonne nouvelle pour vous 🙂 Ce n’est QUE la fin de l’année!! Relativisons donc un peu, sourions et n’oublions pas de respirer.

Néanmoins, pour bien vous préparer, que vous receviez ou non, je vous propose un truc infaillible pour retrouver un peu de ZEN durant le mois de décembre : accordez-vous un moment de solitude pour aller voir une exposition d’art, par exemple, et laissez-vous toucher par la beauté, le talent, le mystère, le génie créatif des artistes. Ainsi, non seulement, vous vivrez une expérience que je vous souhaite enrichissante, mais vous aurez posé un geste d’amour envers vous-même en vous offrant un moment de calme. Puisqu’avant de s’occuper de tout et de tout le monde, il est essentiel de s’occuper de soi!

C’est ce que j’ai fait samedi dernier en allant à l’Espace culturel à côté de chez moi. Il était temps car l’exposition en cours se terminait le lendemain et je ne peux pas croire que je serais passée à côté de ces tableaux si extraordinaires et émouvants. Merci Marie Claude Duval, artiste en Art visuel.

 

 

Pour cette période des Fêtes, je vous encourage à nourrir votre irrationnel et faire de la place à l’émerveillement. Ainsi, la magie de Noël pourra exister car vous lui aurez faite de la place dans votre cœur!

Chaleureusement,

Françoise