Et bye bye 2020 !!

Et nous voici en 2021! ENFIN… (avec un gros soupir de soulagement). Comme si le pire était derrière nous et que la lumière, si minuscule soit-elle, commençait à poindre à l’horizon en apportant une lueur d’espoir. Et de l’espoir et de la confiance en l’avenir, nous en avons et en aurons cruellement besoin! Que dire de cette année 2020, sinon qu’elle aura été, à bien des égards, exceptionnelle, exigeante et énergivore. Nous avons connu une pandémie qui nous a fait vivre bien des peurs, des inquiétudes, des pertes, des désarrois, des questionnements, des deuils, des remises en question… Et surtout, nous avons dû nous adapter à une nouvelle réalité, celle du confinement et de ses conséquences sur nos activités professionnelles, sportives, artistiques, culturelles et sur nos relations familiales et sociales. Bref, tout notre mode de vie s’est vu chamboulé et nous pouvons nous sentir perdus et avoir de la difficulté à avancer dans ce brouillard…

Ici, j’avais envie de vous partager un extrait du livre de Michèle Roberge, Tant d’hiver au cœur du changement, pour mettre des mots et un peu de poésie sur cette éprouvante période que l’on peut associer à l’hiver. Je vous invite à lire ces lignes à haute voix, en prenant votre temps pour bien ressentir la puissance des mots.

Maudit hiver… Maudite errance! Tant de temps perdu à ne plus savoir comment faire : vide, entre-deux, flou, inconfort, indécision, stagnation, doute, hésitation, brouillard, incertitude… Temps vide, temps perdu… Maudite errance! En finir au plus vite… en sortir… enfin!
Pourquoi un tel hommage à l’hiver, au temps d’arrêt, à l’essentielle errance? Saison maudite ou saison mal aimée? Saison méprisable ou méprisée? Saison méconnue? Saison à découvrir? Saison à apprivoiser.

C’est cet apprivoisement des jours plus sombres que je vous souhaite, afin d’y mettre un peu de couleur, votre couleur! Concrètement, comment s’y prendre? Et bien, tout simplement, en donnant de l’importance aux petites choses du quotidien qui vous font du bien. Évidemment, le brouillard ne s’en ira pas comme par magie, mais il devrait être un peu moins épais. En effet, je crois profondément que c’est dans les choix que je fais, que se loge mon bien-être et de ce fait, celui des gens autour de moi 🙂

Par exemple, lors de mon magasinage au centre d’achat, si je veux prendre une pause-café et que je me rends compte qu’il n’est plus permis de s’asseoir nulle part, même dans la section de restauration, je me mets à maugréer et à chialer, je donne de l’importance à ma frustration et j’entretiens ainsi des énergies négatives. Par contre, si je prends le temps d’écouter ma frustration, sans la stimuler, elle deviendra tout naturellement, de la déception et là, je serai en mesure de trouver une alternative qui me satisfera. Comme (tranche de vie ;)) de savourer mon café et mon délicieux scone aux bleuets confortablement installée dans ma voiture, avec vue sur le majestueux fleuve St-Laurent, en pensant au service chaleureux que j’ai reçu au comptoir par une équipe souriante et dynamique! GRATITUDE!

Alors, en ce début de nouvelle année, pour ne pas dire nouvelle ère, je vous propose un exercice de réflexion qui vous aidera à mettre l’accent sur le positif parce que je suis convaincue que 2020 vous a apporté aussi de jolies surprises!

RÉFLEXION DE DÉBUT D’ANNÉE

  • Quels événements heureux ai-je vécus en 2020?
  • Quelles sont les bonnes nouvelles que je retiens?
  • Comment j’ai réussi à passer au travers de cette année?
  • Quelles ont été mes ressources intérieures et extérieures?
  • A quoi ou à qui je veux donner plus d’importance?
  • Qu’est-ce que je me souhaite pour 2021?
  • Quels sont mes souhaits pour mes proches et pour le monde?

 

J’espère de tout cœur que cet exercice vous permettra de mettre en lumière vos bonheurs, vos talents et vos priorités pour une nouvelle année qui vous ressemblera davantage.

Mes voeux les plus chaleureux à tous!

Françoise

 

 

Claudine Blier : Sur le chemin de Mathilda – Un pas à la fois –

 

Mathilda est une jeune femme qui assure! Elle travaille fort et elle aime ça. Très engagée dans son métier de psychologue, elle ne craint ni les défis, ni les difficultés. Ainsi, elle cumule différents mandats auprès de son ordre professionnel et au sein de son département à l’UQAM. Pour son équilibre et par goût de la performance, elle court pratiquement chaque matin. Un beau jour, son amoureux lui propose de partir avec son équipe pour un treck vers le Camp de base de l’Everest. Elle hésite (elle est bien occupée quand même!) mais pas tant… Et commence alors, une nouvelle aventure qui va la mener dans des paysages grandioses, à se dépasser, à accueillir ses limites physiques et mentales, et surtout à faire le plus grand des voyages, soit celui du voyage à l’intérieur de soi. Pour cela, elle aura l’appui de son conjoint et l’accompagnement bienveillant de J.F., guide de hautes montagnes aux multiples talents!

Je veux souligner ici le travail admirable de l’auteure, mon amie Claudine Blier, qui, par la qualité de son récit et la force des dialogues, nous livre un premier roman à la fois profond et très vivant. On embarque dans l’aventure avec bonheur. Bon, évidemment, j’ai un petit parti pris… mais c’est quand même la toute première fois qu’une de mes amies publie un livre!! Et j’ai vu de visu tout l’enthousiasme qu’elle mettait dans son projet. Je suis honorée d’avoir été témoin de ce processus de création qui s’est magnifiquement conclu au mois d’août dernier, lors du lancement du livre à Chambly (Qc).
Bravo Claudine et longue vie à Mathilda!

https://martinecarignan.com/products/sur-le-chemin-de-matilda

* photo Anne McCready

 

Dur, dur, d’être zen!

Avez-vous remarqué comme il est plus facile d’être détendu quand on se sent bien à l’extérieur? Ni trop chaud, ni trop froid ; ni trop ensoleillé, ni trop nuageux; ni trop de monde, ni trop seul… Alors, si je vous disais qu’à l’intérieur de nous, c’est la même chose? Il est plus facile de ressentir un calme intérieur quand on se sent bien et en sécurité. Parfois, on a beau vouloir être zen, mais y’a rien à faire, on n’y arrive pas. Parce que nous venons d’apprendre une mauvaise nouvelle, parce que notre corps nous fait mal, parce que nos pensées s’affolent, parce que notre agenda déborde, parce que nous avons l’impression que rien ne fonctionne, parce que nos émotions nous envahissent, parce que, financièrement, on en arrache… bref, même si, globalement, ça ne va pas si mal, on a de la difficulté à être zen face aux aléas de notre vie.

Et comme les facteurs extérieurs influencent notre vie intérieure (et vice versa), il est indéniable qu’avec la crise mondiale que nous vivons depuis ce printemps, notre ‘zénitude’ est ébranlée.

 

Pour retrouver un certain calme intérieur, nous avons à faire un effort.

Même si cela peut paraître antinomique, s’occuper de notre bien-être intérieur exige, non seulement de la volonté, mais aussi des actions concrètes.

 

A vos crayons! A vos papiers!

Alors, si vous êtes préoccupés par la situation actuelle due au Corona virus, je vous invite à vous arrêter et à faire une liste par écrit de TOUTES vos inquiétudes, sans retenue ni censure. Tout ce qui vous passe par l’esprit, aussi ridicule que cela puisse paraître. Ce qui est important ici, c’est justement de faire de la place à vos peurs, qu’elles soient réelles, extravagantes ou infondées. Toujours commencer par «je suis inquiet(e) pour …» ou «j’ai peur de …» et restez attentif (ve) à ce qui se passe en vous pendant que vous écrivez.
Exemples : j’ai peur d’attraper le virus ; j’ai peur de ne plus revoir mes parents ; j’ai peur de ne plus pouvoir aller chez la coiffeuse ; j’ai peur que le monde entier soit contaminé ; je suis inquiète pour notre avenir ; etc..

Ensuite, vous découpez vos phrases pour en faire des petits papiers ou vous les recopiez sur des carrés de papier couleur que vous pourrez plier et mettre dans un joli pot. C’est le moment de laisser s’exprimer votre créativité! Puis, vous pigez un petit papier. Vous lisez à haute voix ce qui y est inscrit. Vous prenez le temps de respirer profondément et d’accueillir cette inquiétude/peur, avec bienveillance. Et là, vous la questionner :  »Qui es-tu? Que viens-tu faire ici? Qu’as-tu à me dire? ». Et vous la laisser vous répondre! C’est un exercice d’écoute de soi qui demande un peu de pratique, j’en conviens, mais si vous jouez le jeu, vous pourriez être surpris par vos propres réponses et vos prises de conscience. Si vous avez quelqu’un de confiance autour de vous qui aime les jeux de rôles, vous pourriez le faire ensemble, chacun son tour?

Bien-sur, je ne pense pas anéantir le virus de cette manière. Je m’en remets pour cela aux scientifiques et aux experts, tout en respectant les mesures sanitaires mises en place par nos gouvernements. Cependant, si physiquement, je suis en mesure d’agir pour éviter sa propagation, je le suis aussi émotionnellement. C’est-à-dire que pour éviter un sentiment d’envahissement, je me protège du Covid en posant des limites :

  • éviter la surconsommation d’informations
  • choisir mes sources d’informations
  • garder contact avec ma famille, mes proches, mes amis, mes collègues
  • rester concentré et motivé à mon travail
  • maintenir une bonne hygiène de vie
  • valoriser le beau et le bien autour de moi
  • pratiquer une activité artistique ou sportive qui me fait vibrer
  • vivre au jour le jour sans me projeter trop loin dans l’avenir
  • goûter pleinement aux petits et aux grands bonheurs du moment présent!

 

Ce que je vous souhaite surtout, avec ces exercices sur vos peurs et vos limites, c’est que vous soyez en mesure d’être un peu plus zen face aux bouleversements, tant physiques qu’émotionnels et spirituels, que cette pandémie nous fait tous vivre. Et n’hésitez pas à aller chercher de l’aide auprès de thérapeutes qualifiés en accompagnement et en soins de la personne.

A bientôt,
Françoise
https://francoisedrezen.com/

 

Un printemps complètement flou

Dans mon dernier article, je vous parlais de notre mode de vie trépidant et de l’importance d’apprivoiser notre propre rythme. Et bien, on peut dire qu’en quatre semaines, nous avons pris la file de droite pour laisser passer un dangereux bolide du nom de COVID-19! Et nous voilà, tous, d’un continent à l’autre, dans le champs ( pour ne pas dire dans le même bateau! ) pour le laisser passer et faire de la place aux services de santé publique.

Pour la grande majorité d’entre nous, cette pandémie vient bousculer de façon drastique notre quotidien, et ce, à tous les niveaux : travail, couple, famille, maison, école, loisirs, relations familiales et amicales, finances, vacances, santé, projets, etc… Toutes des situations nouvelles qui demandent beaucoup d’adaptation et exigent de nombreux renoncements, autant pour le personnel soignant, les commerçants, les dirigeants gouvernementaux, les entrepreneurs, les agriculteurs, les journalistes que pour nous, simples citoyens consommateurs.

Alors, en ces temps difficiles, je veux tout d’abord, vous offrir toute ma sensibilité pour ce que vous pouvez vivre de dérangeant émotionnellement. Je sais combien il est difficile de rester zen dans cette turbidité. Peut-être vous sentez-vous, comme moi, oppressée avec une sensation de manquer d’air et une envie de pleurer? Ou alors, votre peur vous conduit vers des scénarios catastrophiques? Ou encore, vous passez votre temps à essayer de comprendre et d’analyser tout ce qui se passe? Ou bien encore, vous minimisez la situation et faites comme si ce n’était pas si grave ; vous vous réfugiez dans le blâme, dans une expression artistique ou sportive ou encore dans une démarche spirituelle… Bref, chacun d’entre nous réagit à sa façon face à cet inconnu. Et c’est correct. Nous reproduisons des comportements souvent défensifs avec les moyens que nous avons à portée de main.

Aujourd’hui, et en toute humilité, je veux vous montrer qu’en vous observant, vous allez être en mesure de prendre conscience de votre fonctionnement et, de ce fait, de mieux vous comprendre.

Vous savez, en temps de crise, c’est tout à fait normal de ressentir de l’inquiétude, de la peur, de l’anxiété, de la tristesse, de la frustration, de la colère, de la confusion. Pour éviter de vous laisser submerger par ce chaos intérieur qui pourrait vous conduire à des états ou des actions inappropriées (isolement, dépression, violence, consommation excessive de nourriture, d’alcool, de drogues, de TV, de jeux), je vous propose un petit exercice.

Avant de commencer, je vous demande de vous munir d’un cahier et d’un crayon. Maintenant, je vous invite à vous asseoir confortablement, à fermer les yeux et à prendre 3 grandes respirations et à observer ce qui se passe dans votre corps. Peut-être aurez-vous besoin de plus de respirations pour vous déposer. Prenez le temps qu’il vous faut; rien ne presse! Une fois que vous vous sentez apaisé, ouvrez les yeux et, calmement, prenez votre cahier et répondez aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que je trouve difficile ou qui m’inquiète en ce moment?
    (écrivez-tout ce qui vous vient à l’esprit sans juger ou essayer de comprendre)
  • De quoi ai-je le plus peur?
  • Qu’est-ce qui me manque?
  • De quoi ou de qui, j’aurais besoin?
  • Comment je peux m’en occuper?
  • Dans ma vie quotidienne, quels gestes je m’engage à poser pour ma santé et celle de mes proches?

J’espère de tout cœur que cet exercice vous permettra de faire appel à vos ressources intérieures et à répondre adéquatement à vos réels besoins affectifs et émotionnels : être rassuré, sécurisé, réconforté, relié, aimé…

Idéalement, je souhaiterais que vous ayez quelqu’un de confiance proche de vous, à qui partager votre vécu ; quelqu’un qui saura simplement être présent, à votre écoute, sans jugement et sans conseil, juste le cœur et les oreilles grands ouverts! Car je crois profondément en la vertu de la parole qui libère et qui nous permet de rester en contact avec la réalité, dans le moment présent.

En terminant, et sur une note plus légère, je vous demande quelle est la chanson qui vous met à tout coup, de bonne humeur et qui vous donne envie de danser?  Je vous recommande fortement de la faire jouer, de chanter et de bouger sans aucune restriction!!! Parce que durant le confinement, il ne faut surtout pas oublier d’avoir du plaisir !!! 🙂

Prenez grand soin de vous – Respectez les consignes de vos dirigeants – Soyez bienveillant envers vous et vos proches – Faites au moins une activité agréable par jour – Soyez créatifs – Restez en contact avec votre famille et vos amis
♥  Gardez confiance et espoir  ♥

A bientôt,
Françoise
https://francoisedrezen.com/

Quelques liens utiles:
https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/
https://www.citrac.ca/fr/
https://therapiequebecandc.ca/

Tout se joue à son rythme!

Vous connaissez certainement les expressions bien accrocheuses «Tout se joue avant 6 ans» ou encore «Tout se joue avant 8 heures»? Et bien, moi, elles ne font pas juste m’accrocher, elles me déclenchent! Quoi? si avant 6 ans, je n’ai pas acquis telle aptitude ou bénéficié de tel soin, ma vie est foutue? Idem, une fois adulte, si je n’ai pas pris du temps pour moi avant 8 heures du matin, pour mes exercices physiques et spirituels, ma journée est foutue?? Bien sûr que non! Il y a des principes là-dedans que je comprends bien mais ce qui me fâche (d’où mon ton sarcastique), ce sont les phrases toutes faites, limite culpabilisantes. Et j’avoue que le rythme de vie est un sujet sensible pour moi qui, vous l’aurez deviné, ai un rythme plutôt lent et plutôt du soir.

C’est pourquoi, il m’arrive de me sentir à contre-courant dans notre monde occidental qui non seulement carbure mais valorise la haute vitesse (heu… hormis sur les routes) et l’instantanéité. C’est bien simple, il faut tout faire vite et tout comprendre vite. Pas le temps pour bien faire les choses et pas le temps pour se poser trop de questions, on avance et c’est ça qui compte! Mais vous savez, on peut aussi prendre la voie de droite et avancer lentement 🙂 On arrivera après certaines personnes, et puis? En fait, ce qui est difficile, et qui peut parfois demander une démarche thérapeutique, c’est d’accepter son propre rythme, sans se juger et sans donner trop d’importance aux jugements des autres.

Un jour, j’ai entendu le chanteur Michel Fugain dire qu’il était un tardif !?! Je ne me souviens plus à quel propos, mais ça m’a fait du bien de l’entendre. Ses mots ont raisonné en moi en m’apportant de l’espoir et même du réconfort. Car oui, faire les choses à son rythme, c’est se respecter et apprendre pour qui et pourquoi on les fait 🙂 C’est un discours que l’on entend peu. Les modèles de tardifs sont assez discrets, disons!! Et pour cause! Dans notre monde dit moderne, ce n’est pas très «glamour»  de penser au temps qui passe et qui ne repassera pas car, inévitablement, c’est penser à notre «finitude» ; idée avec laquelle nous ne sommes pas, pour la plupart d’entre nous, complètement à l’aise.

Accepter que nous n’aurons pas le temps de tout voir et de tout faire (décidément, Michel Fugain m’habite!) demande un réel lâcher-prise pour nous permettre de grandir en sagesse. Ainsi, nous serons en mesure de poser les bons gestes et faire les bons choix.

En vivant à votre propre rythme, qu’il soit rapide ou tranquille, vous apprécierez davantage le moment présent puisque vous serez sur votre voie à vous. C’est toute la grâce que je vous souhaite!

A bientôt,
Françoise